Trois émouchets bleus ont retrouvé la vie sauvage

C’est une belle histoire qui a trouvé son épilogue hier au Parc Provincial des Grandes Fougères. Trois accipiter haplochrous ont été relâchés après, pour l’un d’entre eux, avoir été soigné au Parc Provincial Zoologie et Forestier

L’histoire débute en 2017, lorsque les soigneurs du parc forestier prennent en charge une femelle émouchet bleu. « L’oiseau avait été sans doute victime d’un impact avec une voiture », raconte Marianne Bonzon, la responsable du PPZF (Parc Provincial Zoologique et Forestier) « Elle était très fatiguée, et avait de graves blessures aux ailes », explique encore Marianne. Mais chouchoutée par l’ensemble des soigneurs du parc, cette femelle émouchet bleu a retrouvé une vie normale. « Nous l’avons placé en cage avec deux autres oiseaux de la même espèce et ils se sont reproduits », explique encore Marianne. Début 2023, deux juvéniles voient le jour au sein du parc provincial zoologique et forestier.

Un rôle de préservation

Se trouvant un peu trop à l’étroit dans leur volière du parc forestier, les trois rapaces ont été remis en liberté hier matin dans leur milieu naturel au cœur du parc provincial des grandes fougères. « Nous jouons la carte de la transversalité entre les parcs, explique Marianne Bonzon, c’est un bel exemple de préservation des espèces qui est l’une de nos attributions. Nous sommes là pour soigner, mais aussi pour rendre ses animaux à leur environnement naturel. Ce qu’il y a de formidable, c’est que ces oiseaux même nés en captivité s’adaptent très rapidement au milieu naturel. » L’émouchet bleu de son nom scientifique, accipiter haplochrous, est le seul rapace endémique à la Nouvelle-Calédonie. « Il ne faut pas le confondre avec l’émouchet gris, qui lui est un oiseau indigène au territoire », explique Marianne Bonzon.

Un oiseau endémique

Il ne faut pas confondre ses deux espèces, mais ce n’est pas si simple puisqu’à la naissance les oisillons se ressemblent énormément. « Il faut attendre environ huit mois et la première mue de l’oiseau, pour différencier les deux espèces », explique la directrice du parc provincial zoologique et forestier. A l’âge adulte, l’émouchet bleu mesure entre 30 et 40 centimètres. Sa tête, sa queue et la partie haute de son corps ont une teinte noire bleutée, le reste de son corps est blanc. L’émouchet bleu se distingue également par une collerette grise au niveau de la gorge. L’émouchet bleu vit aussi bien dans des milieux ouverts qu’au cœur de la forêt dense, il se nourrit d’oiseaux, de rongeurs et de reptiles. L’émouchet bleu est un oiseau qui figure sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) comme espèce quasi menacée. La mise en place de ces relâchés au Parc Provincial des Grandes Fougères est aujourd’hui facilitée par la reprise de la gestion du site par la Direction du Développement Durable des Territoires de la province Sud depuis le 1er janvier 2022. Ainsi, depuis son intégration, ce parc bénéficie du soutien de la collectivité qui porte l’ambition d’améliorer son attractivité, en offrant de nouveaux aménagements et de nouvelles activités en faveur du rayonnement économique et touristique durable de la région.

Lionel Sabot

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