Rencontre avec… Catherine Ris

Du 4 au 6 juillet a eu lieu la 5e conférence du PIURN, le Pacific Islands Universities Regional Network, qui se tenait aux îles Cook. L’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) était représentée par sa présidente, Catherine Ris.

Qu’est-ce que le PIURN ?

Catherine Ris : Le PIURN est un réseau, il a donc pour objectif de mettre en contact les universités et les universitaires afin d’inciter les chercheurs de la région à travailler ensemble. Depuis sa création en 2013, le PIURN est co-présidé par deux universités : l’University of the South Pacific et l’UNC. Ces deux universités portent le réseau, notamment financièrement. Le PIURN impulse une dynamique de collaboration, met les chercheurs en contact, finance des projets sur lesquels on travaille ensemble et organise des conférences lors des Rencontre avec… Catherine Ris Du 4 au 6 juillet a eu lieu la 5e conférence du PIURN, le Pacific Islands Universities Regional Network, qui se tenait aux îles Cook. L’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) était représentée par sa présidente, Catherine Ris. quelles on se rencontre. Pouvoir mener des recherches complémentaires en fonction des expertises de chacun et des différentes approches, c’est très enrichissant.

Que fait le PIURN ?

CR : Le PIURN est un incubateur de projet de recherche. Par exemple, le projet FALAH sur l’agriculture familiale était initialement un projet PIURN, puis le projet a grossi au point d’être éligible à un projet européen. On crée de petits projets de recherche, on voit  si la thématique est porteuse et si l’équipe fonctionne bien, et dans un second temps, on peut aller chercher des financements plus importants. Au-delà des projets de recherche, nous travaillons aussi sur des projets de formation. On dit souvent que la plus belle réussite de l’Europe, c’est le programme Erasmus qui a permis à des millions de jeunes d’avoir une expérience dans un autre pays. Je crois en cela pour la construction de l’espace océanien. Pouvoir faire vivre aux jeunes cette mobilité internationale est quelque chose qui construira l’Océanie de demain. Notre ambition est de développer des formations co-diplômantes avec d’autres universités de la région et de permettre la mobilité de nos étudiants pour créer cette nouvelle génération de leaders de la région Océanie qui ont une connaissance de la région.

Comment s’est déroulé le PIURN 2023 ?

CR : Il a réuni 240 universitaires de 15 universités différentes pour discuter autour de différents enjeux communs. Nos perspectives sont parfois différentes, car il y a une grande diversité de territoires dans le Pacifique : on en apprend d’ailleurs beaucoup sur les enjeux contemporains des autres territoires. Si les universités d’Hawaï, d’Australie, de Nouvelle-Zélande et du Japon ne sont pas membres du réseau, elles étaient également présentes pour trouver de potentiels partenaires de recherche. Cet évènement, au-delà du réseau universitaire, participe au rayonnement et à l’intégration régionale de la Nouvelle-Calédonie.

Maintenant, revenons en Nouvelle-Calédonie… Quels sont les projets de l’UNC pour les années à venir ?

CR : Notre ambition est d’être encore plus au service de la Nouvelle-Calédonie, du pays et de la région. On est une université française au cœur du Pacifique, et nous souhaitons inscrire notre formation et notre recherche dans ce contexte. Nous voulons être encore plus en lien avec la société et les besoins du pays. Nous sommes aussi sur une perspective de valorisation de nos diversités. Quand on parle de diversités, on pense à nos diversités biologiques et environnementales, mais la Nouvelle-Calédonie est également un « hotspot » de diversité culturelle et linguistique.

L’UNC est parfois critiquée pour sa place dans les classements. Comment peut-on l’expliquer ?

CR : C’est un effet volume. Dans tous les classements, ce qui compte c’est le nombre de prix ou de publications. Mais les chiffres ne sont pas rapportés au nombre d’étudiants. Quand on est une université avec 3500 étudiants et 80 enseignants-chercheurs, on a très peu de chances d’être en haut du classement, même si on est proportionnellement très bons.

L’un des avantages de votre « petite taille », c’est la proximité que vous pouvez avoir avec vos étudiants, notamment les plus précaires…

CR : Tout à fait. Plusieurs dispositifs ont été mis en place dans les dernières années pour pouvoir accompagner des étudiants qui sont en situation de précarité, notamment grâce au Centre national des œuvres universitaires et scolaires, en concertation avec la Maison de l’étudiant (MDE). La MDE offre d’excellents services avec une assistante sociale à l’écoute, qui suit les étudiants et nous communique les enjeux importants, ce qui nous permet d’être complémentaires sur les actions entreprises.

Kim Jandot

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