Le 29 janvier 2024, Georgette, 26 ans, avait été retrouvée mortellement écrasée par un automobiliste sur une route de La Foa. Un an après ce drame, le conducteur a échappé à une condamnation.
Il n’a prononcé ni parole de compassion, ni excuse envers la famille de Georgette. Un an après le décès de cette femme de 26 ans, retrouvée morte sur la route Joseph-Assao (La Foa), dans la nuit du 28 au 29 janvier 2024, un homme de 36 ans a comparu devant le tribunal correctionnel de Nouméa pour répondre d’homicide involontaire aggravé par un délit de fuite.
Devant une famille assise sur le banc des parties civiles accablée par la douleur, le trentenaire a fait preuve d’une certaine agressivité au fil de son procès. « Il est loin de faire amende honorable, il n’a aucune empathie. C’est inhabituel dans ce genre de dossier… Il ne participe clairement pas au processus d’apaisement », a relevé la procureure Lucie Delage, qui n’a pas caché son agacement face au comportement du prévenu.
L’audience a, au moins, eu le mérite de revenir plus en détail sur les circonstances de ce drame. Peu avant 3 heures du matin, alors qu’il vient de déposer une amie chez elle, le conducteur prend la route jusqu’à être surpris par « une masse sombre » allongée sur la chaussée. Un coup de volant au dernier moment n’y changera rien. Le flanc droit du véhicule heurte violemment Georgette. « Il y a un faux creux sur cette route. J’ai vu quelque chose au dernier moment. Je ne savais pas s’il s’agissait d’une personne ou d’un animal », se défend cet élagueur sur un ton véhément.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche