Jobs d’été : les jeunes au rendez-vous à Ko We Kara

Hier, plus de 2 500 jeunes se sont rendus à Ko We Kara pour le « job dating » organisé par la province Sud. Ils ont défilé devant une vingtaine de recruteurs pour tenter de décrocher un job d’été.

À l’approche des grandes vacances, c’est un rendez-vous attendu. Le premier job dating spécial « jobs d’été », qui était organisé hier à Ko We Kara par la province Sud, via sa direction de l’emploi et du logement (DEL), a rencontré un franc succès. Sur place, 600 postes proposés par 24 entreprises étaient à pourvoir, et plus de 2 500 postulants ont défilé devant les recruteurs. « Il y avait beaucoup de jeunes. Et pas mal de parents, soucieux de voir leur enfant réussir à décrocher un job », raconte une participante, qui décrit « de longues files d’attente à certains stands, un véritable engouement, et une envie pressante de travailler chez les jeunes ».  

Certains avaient minutieusement préparé le rendez-vous : CV imprimé, lettre de motivation et « pitch » prêt à dérouler devant les employeurs. D’autres étaient venus les mains vides, « pour voir ». Pour autant, ils n’ont pas été laissés de côté. « On a pu se faire aider pour la conception des documents, et la province Sud a pris en charge cinq impressions de CV. Il y avait aussi un coaching pour savoir quoi dire à l’employeur », raconte Nathan, en seconde, qui était venu avec un ami pour tenter de décrocher un poste, alors qu’il finit les cours mi-novembre. Hier, les jobs d’été proposés provenaient essentiellement de la grande distribution, de l’hôtellerie-restauration et de l’agroalimentaire, mais aussi des collectivités, dont la province Sud, qui accueille chaque année des jeunes dans ses directions. 

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Chaque année, le succès de l’opération ne faiblit pas. Des jeunes s’inscrivent, et environ un sur deux décroche un stage. L’enquête de satisfaction menée l’année dernière a également montré que 50 % des jeunes interrogés avaient trouvé leur stage grâce aux jobs d’été et 93 % recommandaient l’expérience. Quant aux employeurs, 98 % se disaient satisfaits. Si des offres de stages ont disparu depuis les émeutes, reconnaît l’institution, les entreprises continuent toutefois d’ouvrir leurs portes aux jeunes, au fur et à mesure qu’elles remontent la pente. Pour les entreprises, accueillir un stagiaire, c’est s’offrir des effectifs supplémentaires durant une période où beaucoup de salariés sont absents. Pour bon nombre de jeunes, le job d’été, c’est une première expérience professionnelle rémunérée. Mais pas que. « S’engager dans un job d’été, c’est bien plus que percevoir une indemnité de salaire, c’est l’occasion de découvrir la vie professionnelle », rappelait Sonia Backes, présidente de la province Sud, dans le bilan de l’édition précédente. « Pour beaucoup, c’est une première expérience déterminante. Elle permet d’acquérir des réflexes professionnels, de comprendre le fonctionnement d’une entreprise et parfois même de décrocher une opportunité plus durable », ajoutait-elle. Bref, une opération gagnant-gagnant dont il serait dommage de se priver.


Une seconde chance vendredi à Païta

Chaque année, l’opération « jobs d’été » met en relation des jeunes de 16 à 26 ans, lycéens ou étudiants, et des entreprises pour des stages de une à six semaines pendant la coupure de fin d’année. Le stagiaire perçoit 650,05 francs de l’heure, soit 65 % du SMG, versés par l’employeur, qui peut aller jusqu’à 100 %. Les inscriptions, ouvertes depuis le 1er octobre, se font en ligne sur province-sud.nc/job-ete, jusqu’à la fin de la campagne. Il faut fournir une pièce d’identité, un certificat de scolarité et un justificatif de résidence en province Sud. Les stages peuvent se dérouler du 16 novembre au 15 février 2027. Ils doivent durer au minimum une semaine et maximum six semaines. Ceux qui ont manqué Ko We Kara pourront se rattraper vendredi à Païta, de 8 h 30 à 12 h 30, où se tiendra un deuxième job dating au dock socioculturel, en partenariat avec la mairie.


En chiffres

L’an dernier, 5 161 jeunes s’étaient inscrits (4 747 dossiers validés), face à 2 742 postes déposés par 688 entreprises. Au final, 2 028 ont effectué un stage, soit environ quatre inscrits sur dix.  


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