On ne va pas se le cacher, beaucoup de Calédoniens ont assisté aux émeutes du 17 octobre que vient de vivre la métropole, en pensant que c’était bien au tour des zoreilles de connaître les affres d’une insurrection. Parce que les Français de France n’ont pas réellement été préoccupés par ce qui nous est tombé dessus le 13 mai 2024 ni par les difficultés dans lesquelles nous avons été plongés et dans lesquelles nous nous débattons encore. Et puis il y a le fait qu’il y a de troublantes similitudes entre ces deux événements violents, ne serait-ce que l’impréparation de l’État, pourtant prévenu et informé des risques. Il l’avait été en 2024, mais n’avait rien voulu entendre, et il l’était sûrement aussi pour ce 17 octobre et s’est retrouvé débordé. Similitude bien sûr dans les modes opératoires et la volonté de pillage et de destruction. Et puis enfin, les casseurs chauffés à blanc par LFI comme ceux d’ici à l’écoute des mots d’ordre de la CCAT, ont partagé la même envie de violence et le même désir d’anti-France. La conclusion est que la Nouvelle-Calédonie comme la Métropole sont jugées par le monde entier comme des territoires politiquement suspects et sécuritairement inquiétants. Toujours est-il qu’à Nouméa, comme à Paris, Lyon, Marseille, Nice, il y a bien eu, et il y a bien encore, une sorte de mal français qui ronge l’espoir et assombrit l’avenir.
Lucien Lacombe

