Un transporteur scolaire de 42 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Nouméa pour agression sexuelle sur une adolescente, en mai 2025, dans le minibus qui devait la conduire au lycée. Il avait d’abord nié les accusations, avant d’avouer face aux larmes de la jeune fille. S’il assure ne plus faire de ramassage scolaire, il a continué, pendant toute l’enquête, de conduire des mineurs en situation de handicap.
Elle n’avait aucune raison de se méfier, surtout pas d’un homme en qui elle avait confiance. « Je croyais que c’était un papa pour moi », dit-elle en parlant de son oncle, qui était, ce matin-là, son chauffeur. Devant le tribunal correctionnel de Nouméa, où cet homme de 42 ans comparaît pour agression sexuelle sur mineure, la lycéenne fond en larmes à quelques mètres de lui, avant de se lever du banc des parties civiles et de quitter un instant la salle d’audience. Personne de sa famille n’est avec elle. Seule une amie l’accompagne en signe de soutien. Jusqu’au bout, elle aura affronté son agresseur sans les siens.
Le quadragénaire, lui, ne lui accorde pas un regard. Grand, baraqué, cheveux courts et légère barbichette, il se présente face aux magistrats pour répondre de ses actes, même si le chemin vers la reconnaissance des faits a été laborieux.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche


