L’État s’apprête à devenir le premier actionnaire du groupe Eramet, devant la famille Duval. Un changement de gouvernance en lien avec la recapitalisation qui se profile au 4e trimestre pour l’acteur historique de l’industrie minière et métallurgique, en proie à des difficultés financières.
Opération de sauvetage en vue pour Eramet. Au 4e trimestre, le groupe minier tricolore va procéder à une augmentation de capital d’environ 60 milliards de francs. Et c’est l’État qui va monter « significativement » à son capital. Une annonce faite lundi à Paris par l’Élysée puis Bercy, avant d’être confirmée par le groupe minier tricolore.
Une recomposition salvatrice
Christel Bories, présidente-directrice générale, s’est félicitée de cette « excellente nouvelle pour Eramet ». Après les lourdes pertes enregistrées par Eramet en 2025, à hauteur de 57 milliards de francs, le groupe avait annoncé en février vouloir procéder à une recapitalisation dans le cadre de son plan de financement. Une opération qu’Eramet qualifie d’« indispensable » au rétablissement de la situation financière du groupe, en ce qu’elle va lui permettre de « renforcer ses fonds propres, assurer le respect de ses covenants bancaires, et de poursuivre la mise en œuvre de sa stratégie ». La PDG salue l’accord conclu par les deux actionnaires de référence du groupe – la famille Duval et l’État – qui « permet à Eramet de disposer rapidement des moyens financiers nécessaires pour rétablir ses équilibres ».
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Béryl Ziegler

