Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle, vient en Calédonie pour signer un MOU (Memorandum of Understanding), soit un protocole d’accord. Au travers de ce MOU, l’Europe pose les bases d’une éventuelle coopération avec la Nouvelle-Calédonie au sujet du nickel. Alors certes, l’Europe ne va rien investir ni rien financer et rien nous acheter, mais c’est un premier pas. C’est pour montrer son intérêt. Et pour la Nouvelle-Calédonie, c’est la reconnaissance tant attendue qu’elle figure en bonne place dans la stratégie européenne concernant les terres rares et les minerais stratégiques. On ne va pas hurler de joie, mais la démarche est intéressante et porteuse d’espoir. C’est sans doute pour cela que les indépendantistes, fidèles à leur stratégie nihiliste, s’y opposent fermement. Johanito Wamytan, membre du gouvernement voit même dans ce MOU, « le prolongement de la séquence Bougival-Élysée-Oudinot, dont nous contestons les orientations et tout simplement le contenu ». Et ils s’opposeront, au nom de la doctrine nickel qui nous a fait tant de mal, à la signature de ce protocole avec l’Europe. Alors que notre filière nickel connaît tant de malheurs, que l’usine du Nord ne fonctionne plus et que ses salariés espèrent une reprise, les indépendantistes continuent de s’opposer à tout ce qui pourrait être porteur d’espérance. C’est un choix…
Lucien Lacombe
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