Un père de famille a été condamné par le tribunal correctionnel à douze mois de prison avec sursis pour avoir levé la main à de multiples reprises sur son enfant, à qui il reprochait de faire « trop de bêtises ». L’affaire, qui remonte à 2021, est restée quatre ans sans le moindre acte d’enquête.
Il a « claqué » son fils pour « qu’il réussisse plus tard dans la vie ». Un père de famille de 37 ans n’en mène pas large à la barre du tribunal correctionnel de Nouméa, où il comparaît pour avoir frappé à de multiples reprises son fils, alors âgé de 11 ans, en 2021. Lui appelle ça « astiquer ». Mais aux yeux du Code pénal, ce sont des violences par ascendant.
L’affaire n’aurait certainement jamais éclaté sans la vigilance d’un membre de l’équipe éducative du collège de l’enfant. Quand le garçon se présente en classe avec de multiples hématomes sur le corps, un signalement est adressé aux autorités. Une enquête est ouverte et l’enfant est placé en famille d’accueil. Il explique alors que, la veille, il devait rester chez ses grands-parents. Son père, qui était venu le récupérer, l’avait cherché partout avant de le retrouver sur le terrain de foot du quartier. « On lui avait demandé de rentrer de bonne heure », justifie le père. La colère l’avait alors envahi, au point qu’il avait asséné des coups de poing au visage de son fils. Lorsque le garçon était monté à bord de la voiture, son père avait refermé brutalement la portière, coinçant la jambe et le pied de l’enfant. La scène s’était poursuivie dans le huis clos familial avec de multiples claques à la tête. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche


