Du 28 septembre au 2 octobre, le service de cardiologie du Centre Hospitalier Territorial organise sa deuxième mission TAVI de l’année. Quinze patients calédoniens vont bénéficier de cette technique de remplacement de la valve aortique par voie percutanée, sans chirurgie à cœur ouvert. Le docteur Erwan Drouelle, du service de cardiologie du CHT, détaille les coulisses de cette activité en plein essor.
À partir de ce lundi et jusqu’au 2 octobre, quinze patients calédoniens vont être pris en charge au Médipôle pour une intervention TAVI. Cette technique consiste à remplacer, sans ouvrir le thorax, une valve aortique devenue trop rigide pour permettre au cœur d’éjecter correctement le sang dans l’organisme.
Une maladie du vieillissement
La valve aortique fonctionne comme un clapet à la sortie du cœur. Avec l’âge, elle peut se calcifier et se rétrécir, un phénomène lent, qui s’étale sur plusieurs années. « C’est un problème de santé publique, car cela concerne 3 à 5 % des patients de plus de 75 ans », explique le docteur Erwan Drouelle. La maladie évolue inexorablement vers l’aggravation, jusqu’à la défaillance cardiaque, et seul le remplacement de la valve permet d’y remédier. Essoufflement, douleurs thoraciques ou malaises à l’effort en sont les principaux symptômes, souvent minimisés par des patients qui ont « appris à vivre avec ».
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Légende photo : Le docteur Erwan Drouelle, du service de cardiologie du CHT Gaston-Bourret, à l’origine du développement des missions TAVI en Nouvelle-Calédonie.
Delphine Escanes

