Après avoir rencontré le succès avec Spectacle alimentaire en attendant la pension, Laurie Peret est immédiatement remontée sur scène avec A bientôt quelque part. Un deuxième spectacle beaucoup plus personnel où cette mère de famille, quadragénaire, a enfin voulu se révéler aux yeux de tous. Alors que sa tournée touche bientôt à sa fin, elle sera pour la première fois devant le public calédonien, pour deux représentations au Théâtre de l’Île, vendredi et samedi. Entretien avec une humoriste sans filtre et qui s’assume pleinement.
Vos deux spectacles sont bien différents. Qu’est-ce qui les oppose finalement ?
Absolument, ils n’ont même rien à voir ! Dans le premier, je joue un personnage, j’avais des talons, je jouais une espèce de godiche, alors que là, je raconte vraiment ma vie. On va dire que ce sont deux formules différentes : le premier, c’est une fiction, le second, c’est plus du stand-up. Ça chante moins, mais ça chante mieux. Les chansons sont plus musicales, mais elles sont tout aussi « golri ».
Justement, que représente la musique pour vous ? Un rêve de petite fille ?
Tout à fait, je voulais être chanteuse au départ, et par un concours de circonstances, je me suis retrouvée humoriste. Et tant mieux, parce que j’aime aujourd’hui infiniment ce métier. Je pense même que je suis plus épanouie en tant qu’humoriste que si j’avais réussi dans la musique. Il y a quelque chose de différent, une forme de mise en danger, de renouvellement continuel, qui n’existe pas forcément dans la musique. Aujourd’hui, je fais de l’humour, mais je continue évidemment d’être passionnée de musique.
Après le succès rencontré avec votre premier spectacle, vous avez immédiatement confirmé avec ce second rendez-vous. Peut-on parler de spectacle de la confirmation ?
Je suis allée très vite dans l’écriture parce que je ne voulais pas que le soufflet retombe. Mais je pense que j’ai encore des échelons à gravir, je ne suis pas encore au maximum de ce que je peux fournir, donc c’est plutôt chouette. Au fond, j’ai l’impression d’être moins pressée entre le deuxième et le troisième spectacle qu’entre le premier et le deuxième. Quelque chose s’est stabilisé, malgré tout.
« Je ne sais pas si j’ai fait mes preuves, mais je pense que je peux me permettre une petite pause. »
Malgré tout, avec ce titre, A bientôt quelque part, vous donnez comme un rendez-vous à votre public… Avez-vous peur que tout s’arrête du jour au lendemain ?
J’ai beaucoup moins peur que tout s’arrête, mais je pense que l’âge joue aussi sur cette question. Je ne sais pas si j’ai fait mes preuves, mais je pense que je peux me permettre une petite pause, alors que je ne pouvais pas forcément me la permettre avant.
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Propos recueillis par Claire Gaveau

