Brieuc Frogier, deuxième vice-président de la province Sud et élu au Congrès, a été nommé président de l’Agence pour la desserte aérienne de la Nouvelle-Calédonie (ADANC). Il succède ainsi à Milakulo Tukumuli à ce poste. Nous l’avons interrogé sur son rôle, sa vision et ses projets.
Vous étiez déjà administrateur de l’ADANC, vous voilà devenu président, qu’est-ce que cela représente pour vous ?
C’est un levier de plus pour faire évoluer les choses. Aujourd’hui, on a constitué une majorité dans le cadre du contrat de gouvernance global de la Nouvelle-Calédonie. Le membre du gouvernement en charge du transport aérien, maritime et terrestre, c’est Milakulo Tukumuli. On s’est entendus pour que je puisse m’investir un peu plus au niveau de l’ADANC, et c’est dans ce cadre-là que j’en ai pris la présidence.
Vous vous êtes donc réparti les rôles : vous à l’ADANC, tandis que Milakulo Tukumuli reste impliqué sur Air Calédonie ?
Oui, parce que l’ADANC est actionnaire d’Air Calédonie et Aircalin. Généralement, c’est le président de l’ADANC qui représente l’actionnaire majoritaire dans les conseils d’administration et les assemblées générales des sociétés du groupe. Les problématiques d’Air Calédonie et d’Aircalin sont totalement différentes l’une de l’autre. On a considéré que Milakulo Tukumuli, en tant que président du gouvernement, a une vision plus transversale, parce que les problématiques d’Air Calédonie dépassent largement le seul cadre de l’ADANC.
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Propos recueillis par Béryl Ziegler


