La Chambre territoriale des comptes a contrôlé le CCAS de Nouméa pour la première fois. Le verdict est nuancé : une gouvernance qui « fonctionne de manière satisfaisante » sur le plan opérationnel, mais un pilotage stratégique resté à l’état d’ébauche pour cet établissement public.
La Chambre territoriale des comptes a rendu public, hier, son premier contrôle des comptes et de la gestion du centre communal d’action sociale (CCAS) de Nouméa, portant sur les exercices 2020 et suivants. Le CCAS gère la politique sociale de la ville de Nouméa pour les publics en difficulté : seniors, personnes en situation de handicap ou d’exclusion, familles en difficultés financière… Deux missions lui incombent : animer la prévention et le développement social en lien avec les acteurs publics et privés, et pré-instruire les dossiers d’aides sociales légales. Il attribue aussi des aides facultatives et des subventions à des associations. Un rôle charnière alors que Nouméa, qui « concentre près d’un tiers de la population calédonienne », connaît une mutation démographique marquée par « le vieillissement », la baisse du nombre de familles avec enfants et « l’augmentation de l’isolement social ». Dans un contexte d’inégalité des revenus et de précarité persistante, ces évolutions « accentuent la pression » sur les dispositifs sociaux du CCAS, souligne la chambre. En résumé, la juridiction évoque une gouvernance qui « fonctionne de manière satisfaisante » au quotidien, mais un pilotage stratégique quasi inexistant.
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Béryl Ziegler



