Le Front a officialisé hier son refus de participer à la délégation « transpartisane » attendue à Paris du 1er au 5 septembre. En clair, le Front boude et menace, s’estimant tenu à l’écart des institutions.
Hier, le ton a été donné dès les premières minutes. Passablement énervé, le bureau politique du FLNKS a annoncé qu’il ne participera pas à la mission « dite transpartisane » prévue pour être conduite à Paris du 1er au 5 septembre, et qui vise à évoquer avec l’État la situation financière et économique du Caillou. Plusieurs raisons à cela. La principale ? Le FLNKS se sent mis à l’écart depuis la mise en place du contrat de gouvernance entre les Loyalistes et l’Éveil océanien : « Ils font les choses de manière unilatérale. Ils nous ont écartés du pouvoir, alors qu’on est arrivés en tête avec 26 sièges aux provinciales », a résumé Aloisio Sako. Une situation qualifiée d’« anormale » par le Front qui estime représenter près de la moitié de l’électorat calédonien.
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Légende photo : Les membres du bureau politique étaient réunis hier au local de l’Avenir.
B.Z.

