Ça ne fait pas plaisir à certains indépendantistes, mais la Coupe Clarke, c’est du patrimoine. Cela fait partie de ces évènements sportifs et festifs qui composent l’histoire récente de la Nouvelle-Calédonie, de ces évènements dont il faut perpétuer le souvenir. D’une part parce qu’ils sont anciens, nous fêtons le centième anniversaire de cette course, et d’autre part parce qu’avec le temps, ils ont été les adjudicataires d’une mission primordiale, celle de rassembler et d’unir. Ce type de manifestations, qui ont un rôle social majeur, sont finalement assez peu nombreuses en Nouvelle-Calédonie, et encore plus à pouvoir se targuer d’une existence centenaire. En Métropole, le Tour de France procède de cette aura et de cette ambition. C’est la raison pour laquelle, que l’on s’intéresse ou non aux courses hippiques, nous serons nombreux à nous presser autour du paddock, à retrouver ou à croiser des gens que l’on n’a pas vu depuis longtemps, à nous sortir l’esprit de la morosité actuelle, à croire qu’une meilleure Nouvelle-Calédonie est toujours possible. Alors si en plus il fait beau, l’hippodrome Henry-Milliard sera le plus bel écrin pour cette course mythique qui fait vibrer bien des cœurs.
Lucien Lacombe

