En Nouvelle-Calédonie, le débat sur le transport aérien est presque aussi vieux que le premier vol des frères Wright. Les dernières pannes et perturbations ne l’ont pas apaisé.
C’est dans ce contexte qu’à la demande du député Nicolas Metzdorf, un débat à huis clos a eu lieu au Congrès où les élus ont auditionné la direction de la compagnie au grand complet. La question de la « légitimité » technique et financière de la liaison Nouméa-Paris a été posée, et il a été mis l’accent sur le fait que la création de cette ligne avait été décidée en dehors de l’aval des élus du Congrès, représentant la Nouvelle-Calédonie, actionnaire majoritaire de la compagnie. Ce qu’a d’ailleurs souligné un rapport de la Chambre territoriale des comptes de 2016, un fait sur lequel a insisté Nicolas Metzdorf dans une publication Facebook. « Ce que je retiens politiquement, a-t-il écrit, c’est que pendant trop d’années le secteur du transport a été laissé à Gilbert Tyuienon. Ce dernier n’a pas suivi une recommandation essentielle de la Chambre territoriale des comptes, datant pourtant de 2016, à savoir : la stratégie de desserte aérienne de la Nouvelle-Calédonie doit se décider au Congrès. »
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Légende photo : Les responsable d’Aircalin, Georges Selefen en tête, ont répondu aux questions des élus du Congrès mercredi.
J.D.

