La grippe aviaire est présente chez nos voisins, notamment l’Australie. Cela suscite de très vives inquiétudes et recèle de vrais dangers pour les élevages avicoles. L’Institut Pasteur veille à renforcer la surveillance.
Pendant toute une semaine, l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie (IPNC), en collaboration avec la Direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (DAVAR), a accueilli à Nouméa une formation régionale consacrée à la surveillance et au diagnostic de la grippe aviaire. « Organisée dans le cadre du projet FEF Indopacifique, souligne l’Institut Pasteur, cette mission vise à renforcer les capacités de surveillance et de diagnostic des virus influenza, notamment de la grippe aviaire, et à favoriser le partage de compétences et d’expertise à l’échelle régionale ». La formation a réuni des professionnels de plusieurs institutions de toute la région. C’est ainsi qu’ont pris part des équipes ou des chercheurs du Livestock Laboratory, du laboratoire de l’hôpital central de Port-Vila et du VARTC du Vanuatu, de la biosécurité de Polynésie française, de l’Institut Pasteur du Cambodge, mais aussi de la Direction des affaires sanitaires et sociales (DASS) et du Centre hospitalier territorial de Nouvelle-Calédonie. Durant cette semaine, les participants ont pu approfondir leurs connaissances et leurs pratiques en sérologie et biologie moléculaire. Il a également été question des prélèvements environnementaux et du séquençage, « des outils essentiels pour améliorer la surveillance de la circulation des virus », souligne l’Institut. Et l’Institut de préciser que « dans un contexte d’émergence de cas de grippe aviaire en Australie et en Nouvelle-Zélande ces dernières semaines, ces échanges ont permis des discussions riches, intenses et concrètes. Une semaine riche en échanges techniques, en partage d’expériences et en coopération régionale pour contribuer au renforcement de la surveillance sanitaire dans le Pacifique ».
J.D.

