Le tourisme en Nouvelle-Calédonie, c’est une longue histoire, mais c’est surtout un rendez-vous raté. Parce que le tourisme n’a pas toujours été considéré comme un secteur porteur qui aurait pu, par exemple, supplanter le nickel, pendant très longtemps on ne s’en est pas préoccupé, accumulant ainsi de gros retards. Au fil des ans, depuis vingt ou trente ans, c’est devenu un secteur économique sur lequel on pouvait compter, jusqu’à ce que la CCAT vienne ruiner tous nos efforts et ceux des professionnels qui croyaient dans le secteur. Il a fallu tout reconstruire, ce qui prend du temps et pompe des énergies. Selon l’ISEE, les chiffres du tourisme s’améliorent de semestre en semestre, ce dont on peut se réjouir. Mais quelle patience cela va réclamer pour que l’on en revienne aux temps où la Nouvelle-Calédonie accueillait plus de 100 000 touristes par an, ambitionnant les 200 000. Au deuxième trimestre, ce sont seulement 17 000 touristes qui sont venus nous visiter, et à 80 %, ils venaient d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de Wallis. Il faut donc continuer à miser sur la croisière qui nous amène des milliers de visiteurs, mais dont les retombées économiques sont moindres. Et puis il faut y croire, le tourisme, comme tous les autres secteurs de notre économie, finira bien par rebondir et redémarrer.
Lucien Lacombe


