Arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1996 pour travailler comme moniteur de plongée, Olivier Séranne y a finalement construit une vie d’artiste. À 61 ans, le sculpteur revient sur un parcours fait de détours et de création, et sur les difficultés d’un secteur fragilisé.
Il pensait rester dix ans. Trente ans plus tard, Olivier Séranne est toujours là. De la plongée aux ateliers de sculpture, il a suivi un même fil : le goût du volume, de la matière et du geste. Diplômé de l’École supérieure des Arts modernes de Paris comme graphiste et dessinateur-illustrateur, Olivier Séranne travaille d’abord comme maquettiste publicitaire. En 1996, ses brevets de plongée professionnelle en poche, il rejoint la Nouvelle-Calédonie pour assouvir sa passion pour le monde sous-marin, et exerce comme moniteur pendant sept ans.
La découverte de l’art sculptural océanien le ramène vers ses premiers amours. Après avoir enseigné les arts appliqués au lycée Jean XXIII, à Païta, il rejoint le Centre d’Art de Nouméa comme artiste plasticien et intervenant en sculpture. Ses œuvres ont notamment été exposées lors des expositions collectives « Ko Névâ » au centre culturel Tjibaou. Il a aussi réalisé des commandes publiques, dont Trois mains pour demain pour la province Sud, et Tango végétal pour le Médipôle.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Légende photo : Olivier Séranne dans son atelier. ©ILR
I.L.R.

