Le 15 décembre prochain, deux personnes comparaîtront devant le tribunal correctionnel, elles sont poursuivies pour provocation directe et publique à la commission de crime ou délit par des publications sur les réseaux sociaux.
C’est le procureur de la République qui révèle cette nouvelle affaire dans un communiqué. Il précise ainsi que « la surveillance des réseaux sociaux a conduit l’antenne cybercriminalité de la gendarmerie à constater la diffusion de messages illicites sur le réseau Facebook, dans une période sensible notamment à l’approche du 13 mai 2026 ». Les deux mis en cause sont un homme âgé de 51 ans, domicilié à la tribu de Koulnoué à Hienghène qui a diffusé sous son pseudo ce message : « Lecornu, si tu ne veux pas un 13 mai bis, éteint la mèche de la bombe que tu as allumé avec ton patron l’État ». L’autre est un homme âgé de 49 ans demeurant à la tribu de Nearia qui a commenté cette publication en publiant: « Il faut refoutre le feu au pays , tout ce qui représente l’État Français et la colonisation en Kanaky ». Le procureur rappelle que « ce délit de provocation directe et publique, non suivie d’effet, est puni de la peine de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 45 000 € », soit 5,4 millions cfp.
Un message du Parquet
Le procureur a également communiqué sur les récents événements survenus à l’île des Pins la semaine dernière et qui ont conduit le maire à prendre des mesures radicales, comme la fermeture de tous les services municipaux y compris la cantine. Au sujet de ces faits, on note que le procureur de la République a tenu à faire passer un message. Il souligne en effet que « la commission d’incivilités ou d’actes de délinquance reflète une problématique majeure sur le territoire relative à la situation inquiétante d’une partie de la jeunesse manifestement en perdition, déscolarisée, parfois en errance et exposée aux conduites addictives mêlant alcool et stupéfiants. La justice ne peut porter seule cette problématique qui appelle un engagement soutenu de tous les acteurs, familles, élus, autorités coutumières, services sociaux pour répondre à ces enjeux majeurs pour le territoire en termes d’éducation et d’insertion sociale des jeunes ».
Nicolas Vignoles

