Dans la nuit du 30 novembre dernier, les gendarmes de Fayaoué, à Ouvéa, ont été la cible de jets de pierres et d’insultes de la part d’un groupe de jeunes venus de la fête du tarot. « Ils avaient la haine contre l’État », se souvient l’un des militaires.
La fête du tarot, « un événement unique qui mêle traditions, transmission, gastronomie et ambiance tribale au cœur du district de Fayaoué ». L’événement, présenté en ces termes sur un site internet touristique, n’a pas la même résonance pour les gendarmes d’Ouvéa. Le 30 novembre dernier, en pleine nuit, ces derniers sont réveillés par des cris, des insultes raciales et des vociférations devant le portail de la caserne. Un groupe de plusieurs jeunes s’est rassemblé sur place. Certains tentent d’ouvrir les grilles de la brigade. Les gendarmes sortent de leurs logements et ripostent en lançant plusieurs grenades lacrymogènes pour disperser le groupe. En retour, ils sont assaillis par une pluie de pierres. « La nuit a été longue et chaude », ironise le président du tribunal correctionnel de Nouméa. Sur les cinq prévenus appelés à comparaître, seuls deux sont présents à la barre.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche


