Vous vous souvenez ? Certains voulaient que ces élections provinciales soient organisées rapidement afin que les équipes de négociation soient « légitimées » et « renouvelées ». En définitive, ceux qui le réclamaient, comme le sénateur Naturel, n’ont pas été élus, et certains qui l’étaient dans la précédente mandature, ne le sont même plus. Et chez les indépendantistes, lorsque l’on observe les provinces Nord et Îles, on cherche en vain le renouvellement. En fait, les électeurs aiment la constance, ils apprécient ce qu’ils connaissent et font rarement confiance à la nouveauté, en ce qu’elle est souvent synonyme d’aventure. Et en matière d’aventure, ces deux dernières années, la Nouvelle-Calédonie a beaucoup donné. Alors oui, les partisans du maintien dans la France ont voté en faveur de ceux qui le leur assuraient, et non pas en faveur des ni-oui ni-non. De la même manière que, dressant le bilan de la situation, l’électorat indépendantiste a préféré rester chez lui ce 28 juin, plutôt que d’aller voter pour des gens qui l’ont précipité dans le malheur. Cela étant, cet électeur indépendantiste appréciera-t-il l’élection d’un nervi de la CCAT à la présidence des îles ou le énième renouvellement de Paul Néaoutyine à Koné ? Il aura tout loisir de considérer que chez les indépendantistes, rien ne bouge jamais vraiment !
Nicolas VignolesÂ


