L’Institut de formation a ouvert ses portes

Inauguré samedi en présence du maire Pascal Vittori, l’Institut de formation de Boulouparis a officiellement ouvert ses portes hier. Un projet porté par Nicole Isch afin d’aider jeunes et moins jeunes à mener à bien leur projet.

Des collégiens qui veulent progresser dans une matière, un jeune adulte qui souhaite avancer dans un projet, une mère de famille qui veut se remettre à niveau pour retrouver un travail… L’institut de formation, qui vient d’ouvrir ses portes à Boulouparis, est « ouvert à tous ». « A l’atelier d’écriture ce week-end, par exemple, j’avais une petite fille en CE1 qui était présente avec sa maman et son papa », savoure Nicole Isch, née en Martinique avant de poser ses valises en Nouvelle-Calédonie.

Cette jeune retraitée, âgée de « 64 ou 65 ans », car elle a « arrêté de compter » dorénavant, est une ancienne enseignante, qui a notamment travaillé au collège de Normandie, de Baudoux et d’Apogoti. Elle a également été chargée d’études à l’Université. Trans mettre, elle a cela dans le sang. « J’ai été enseignante toute ma vie, je suis présidente de l’association Ecrire en Océanie, je suis bénévole, j’ai l’habitude de tout cela. J’ai encore le feu sacré », glisse celle qui s’est intéressée « aux œuvres des auteurs calédoniens », qui a écrit « plusieurs articles » mais aussi « une douzaine d’ouvrages », que ce soit des contes, des romans, des nouvelles.

« Continuer à avancer »

Veuve depuis un an, elle a décidé de se lancer dans un nouveau projet en lançant cet Institut de formation à Boulouparis, une ville « très humaine », qu’elle « aime beaucoup ». « J’avais vraiment envie de continuer à avancer et de me mettre au service des autres », dit-elle. Une manière, également, « de compléter l’offre existante » au niveau éducatif. Inauguré samedi, en présence notamment de Pascal Vittori, le premier édile de la commune, l’Institut a officiellement ouvert ses portes hier avec déjà « douze inscrits », essentiellement pour « le français, les mathématiques et l’anglais ». Mais, une fois les portes de la bibliothèque poussées, les possibilités sont nombreuses alors que Nicole Isch, qui s’occupe notamment de tous les ateliers touchant au français et à l’écriture, veut proposer des aides en marketing, en informatique ou encore en soutien scolaire. « L’idée, c’est aussi de proposer des préparations de concours, que ce soit le Capes, les inspecteurs d’auto-école, les écoles d’infirmière. Il y a aussi un projet de partenariat avec l’Institut Voltaire à Nouméa », précise-t-elle. Pour cela, trois permanents composent actuellement l’équipe aux quels s’ajouteront des « formateurs ponctuels, à chaque fois diplômés ».

« Zéro financement »

Le challenge demeure malgré tout de taille, notamment d’un point de vue financier. Si elle est « largement soutenue » par la municipalité en place, elle démarre ce nouveau projet « avec zéro financement ». Si elle avait pensé s’installer au départ à Bouraké, elle a misé sur la centralité, avec la bibliothèque de Boulouparis, où elle bénéficie d’une mise à disposition d’un local (à l’étage à partir du mois d’avril), pour attirer du monde. Cela sera nécessaire alors qu’elle est dorénavant « cheffe d’entreprise, avec des charges ».

Claire Gaveau

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