Dix choses à retenir du rapport publié jeudi par la Chambre territoriale des comptes (CTC) sur la prévention de l’obésité chez les jeunes en Nouvelle-Calédonie.
Une obésité en hausse
L’obésité en Nouvelle-Calédonie est en augmentation, passant de 33,3 % en 2010 à 38,4 % en 2022. En Métropole, ce taux était de 15% en 2019. Parmi les jeunes de 18 à 24 ans, la prévalence atteint 23 % sur le Caillou. Cette situation est inquiétante, car l’obésité chez les jeunes accroît le risque de maladies chroniques à l’âge adulte, telles que le diabète de type II et l’hypertension. Bien que moins alarmante que dans d’autres îles du Pacifique, la tendance calédonienne reste nettement supérieure à celle de pays voisins comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande.
Une jeunesse peu consciente
L’un des constats du rapport est le manque de conscience des jeunes quant à leur propre corpulence. Selon l’enquête « Baromètre Santé Jeune 2019 », seulement 4 % des 16-18 ans se considèrent « beaucoup trop gros », alors que près d’un quart est en réalité obèse. De plus, environ 15 % des jeunes adultes de 18 à 24 ans ne réalisent pas qu’ils sont en surpoids. Ce décalage entre perception et réalité complique la mise en place d’actions préventives efficaces, car il limite l’adhésion aux recommandations de santé publique.
Une alimentation déséquilibrée
Le régime alimentaire des jeunes Calédoniens est marqué par une consommation insuffisante de fruits et légumes et une surconsommation de produits transformés. Seuls 10 % des habitants respectent la recommandation de l’OMS de consommer cinq portions de fruits et légumes par jour. En parallèle, la consommation de boissons sucrées a explosé : 59 % des 18-24 ans en consomment quotidiennement, contre 41 % en 2015. Ce phénomène est aggravé par le prix élevé des produits frais en raison des régulations de marché, qui restreignent l’offre et contribuent à rendre les alternatives saines moins accessibles.
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Claire Rio-Pennuen